Google change l’adresse de ses robots d’indexation : ce qui peut casser votre site

Google change l’adresse de ses robots d’indexation : ce qui peut casser votre site

Google a déplacé en mars 2026 les fichiers JSON qui listent les adresses IP de ses robots d’exploration. Concrètement, si votre site ou votre hébergeur filtre les requêtes par IP pour autoriser uniquement Googlebot, et que personne n’a mis à jour la configuration, vous bloquez peut-être sans le savoir des versions récentes du robot. L’ancien fichier googlebot.json s’appelle désormais common-crawlers.json, et l’ancienne URL renvoie un message d’alerte au lieu des vraies IP.

L’ancien fichier user-triggered-agents.json piège encore certains sites

La plupart des anciens fichiers à l’adresse /search/apis/ipranges/ retournent maintenant un message JSON clair demandant de mettre à jour. Une exception trompe les administrateurs : user-triggered-agents.json. L’ancienne URL continue de renvoyer de vraies plages IP valides, datées du 3 mars 2026 avec 4 préfixes seulement. La nouvelle URL, elle, livre des données du 7 avril avec 18 préfixes, dont des blocs IPv4 entièrement nouveaux (74.125.232.x) et des allocations IPv6 plus granulaires, selon l’analyse du cabinet MERJ.

Ce fichier concerne Google-Agent, le robot utilisé par Project Mariner et d’autres agents IA qui naviguent sur le web à la demande d’un utilisateur. Contrairement à Googlebot classique, Google-Agent ignore les règles robots.txt, car la requête provient d’un humain. Google documente explicitement cette exception. Si votre pare-feu ou votre CDN autorise uniquement les IP de l’ancien fichier, les nouveaux agents Google-Agent depuis avril sont bloqués alors qu’ils devraient passer.

34 nouvelles adresses IP réparties sur 14 pays

Les plages IP de Googlebot classique couvrent désormais au moins 34 blocs répartis sur 14 pays, dont la France (34.155.98.32/28 à Paris), l’Espagne (34.175.160.64/28 à Madrid) ou le Canada (34.152.50.64/28 à Montréal), selon les données publiées en juin. Google a dispersé ses robots pour raccourcir les temps de réponse et mieux géolocaliser le crawl. Si vous gérez un CDN ou un WAF (pare-feu applicatif), la nouvelle URL /crawling/ipranges/ centralise cinq catégories : common-crawlers.json (ex-Googlebot), special-crawlers.json (AdsBot), user-triggered-fetchers.json, user-triggered-fetchers-google.json et user-triggered-agents.json. Seul le répertoire change ; l’URL de base reste .

Google justifie ce déménagement par le fait que ces robots servent Shopping, AdSense, Gemini et d’autres produits au-delà de la recherche classique. Le chemin /search/ était trompeur. L’entreprise n’a pas indiqué de date de coupure pour les anciennes URL, mais la dérive des données sur user-triggered-agents.json montre que compter sur l’ancien emplacement expose à des bugs silencieux. En pratique, un site qui filtre par IP sans mise à jour risque de bloquer des crawls légitimes ou, à l’inverse, de laisser passer du trafic suspect qui usurpe une vieille IP désormais hors liste.

Ce qu’en disent les experts IA

Les performances des outils IA mentionnés peuvent varier selon les usages et évoluent rapidement. Vérifiez les tarifs et conditions directement auprès des éditeurs.

Articles similaires