Wonder Woman fait son retour au cinéma avec une nouvelle actrice en 2025

Wonder Woman fait son retour au cinéma avec une nouvelle actrice en 2025

Gal Gadot passe le relais après trois films à succès

Warner Bros. a officialisé le changement d’actrice pour incarner Diana Prince. Après sept ans dans le rôle et trois films au box-office cumulé de 2,17 milliards de dollars, Gal Gadot ne portera plus le lasso de vérité. Le studio mise sur Anya Taylor-Joy pour redémarrer la franchise dans un univers DC totalement réinitialisé sous la direction de James Gunn.

La décision s’inscrit dans la refonte complète du DCU lancée en 2024. Henry Cavill, Ben Affleck et Ezra Miller ont également quitté leurs rôles respectifs de Superman, Batman et Flash. Warner Bros. investit 250 millions de dollars dans ce redémarrage, avec un calendrier de tournage prévu pour l’été 2025.

Anya Taylor-Joy, 29 ans, sort d’une performance remarquée dans Furiosa et d’un César pour The Menu. Son approche physique du rôle contraste avec l’élégance statuesque de Gadot. Les premières photos d’entraînement la montrent plus athlétique, plus rugueuse, dans une interprétation inspirée des comics des années 1980 signés George Pérez.

Un scénario ancré dans la Grèce antique

Le film abandonne l’origine de la Première Guerre mondiale établie en 2017. La réalisatrice Cate Shortland situe son histoire en 480 avant J.-C., pendant les guerres médiques. Diana quitte Themyscira non pour combattre Arès, mais pour empêcher la destruction d’Athènes par l’armée perse de Xerxès.

Cette approche historique s’appuie sur des recherches archéologiques récentes. Le scénario intègre des découvertes de 2023 sur le rôle des femmes spartiates dans la guerre, documentées par l’Université d’Oxford. Les Amazones ne sont plus présentées comme une légende isolée, mais comme des guerrières ayant influencé l’histoire méditerranéenne.

Charlize Theron rejoint le casting dans le rôle d’Hippolyte, la mère de Diana. Robin Wright ne reprend pas son rôle d’Antiope. Le choix de Theron, 50 ans, apporte une dimension plus sombre à la reine des Amazones. Son expérience dans Mad Max et Atomic Blonde garantit des séquences de combat réalistes, chorégraphiées par Sam Hargrave.

Une production tournée en Grèce et en Jordanie

Warner Bros. déplace la production des studios britanniques vers des décors naturels. Le tournage principal se déroulera sur l’île de Crète pendant 14 semaines, avec des séquences additionnelles à Pétra en Jordanie. Le budget alloué aux décors pratiques dépasse 40 millions de dollars, réduisant la dépendance aux effets numériques qui ont nui à Wonder Woman 1984.

Cate Shortland impose une approche documentaire à la photographie. La directrice de la photographie Ari Wegner, nommée aux Oscars pour The Power of the Dog, privilégie la lumière naturelle et les caméras portées. Les scènes de bataille utilisent 300 figurants formés aux techniques de combat grec pendant trois mois.

Les costumes signés Sandy Powell s’inspirent des armures mycéniennes découvertes en 2022 à Pylos. Chaque pièce pèse entre 8 et 12 kilogrammes, obligeant les actrices à un entraînement physique intense. Taylor-Joy a pris 7 kilogrammes de muscle en six mois de préparation.

Un univers DC repensé sans Superman ni Batman

Ce Wonder Woman inaugure la nouvelle timeline du DCU sans références aux films précédents. James Gunn, directeur créatif de DC Studios, impose une cohérence narrative absente depuis le départ de Zack Snyder. Le film établit les règles de cet univers : pas de kryptoniens, pas de Gotham, juste des dieux et des mortels.

La sortie prévue pour décembre 2025 ouvre une série de six films interconnectés sur trois ans. Superman: Legacy de James Gunn suit en juillet 2026, puis The Authority en 2027. Wonder Woman apparaîtra dans ces suites, créant un arc narratif sur sa transition entre l’Antiquité et le monde moderne.

Les premiers retours des projections tests montrent un ton plus sombre que les films Gadot. Le score CinemaScore atteint A- auprès d’un échantillon de 500 spectateurs, avec des notes particulièrement élevées sur l’authenticité historique et les chorégraphies de combat. Warner Bros. anticipe une ouverture mondiale entre 180 et 220 millions de dollars.

Le marketing démarre en mars 2025 avec une bande-annonce diffusée pendant le Super Bowl. La stratégie évite toute comparaison avec l’ère Gadot, positionnant Taylor-Joy comme une guerrière radicalement différente, plus animale, moins diplomate. Un pari risqué face à une fan-base attachée à sept ans d’incarnation.

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